L’autre · Tourisme et Convivance

Le tourisme et la rencontre de l’autre. Voyage au pays des idées reçues

En 2005, peu après la publication par l’Académie française de sa définition de la convivance, un groupe de géographes français composé de Giorgia Ceriani, Philippe Duhamel, Rémy Knafou et Mathis Stock publiait dans la revue L’Autre (2005/1, vol. 6, pp. 71-82), éditée par La Pensée Sauvage, un article intitulé Le tourisme et la rencontre de l’autre. Voyage au pays des idées reçues.

Selon ses auteurs, l’idéologie dominante attribue spontanément au voyage la capacité de rencontrer l’autre, alors que le tourisme organisé de masse ne le permet guère, sauf dans le cas d’un tourisme intelligent, responsable et solidaire. Ils considèrent toutefois que le tourisme peut favoriser la rencontre avec l’autre dans le cadre de la convivance et du vivre-ensemble en paix, thème même de la Journée internationale du 16 mai. Les loisirs et les déplacements peuvent être porteurs de pratiques d’altérité et de rencontres pacifiques avec autrui. Mais le tourisme de masse, les clubs de vacances et les formules standardisées tendent à réduire l’altérité et à banaliser la rencontre. Les guides touristiques, souvent sans en avoir conscience, magnifient des sites, paysages ou monuments qui n’ont pas été créés pour cette altérité.

C’est dans ce contexte que la citation de la chanteuse française Marie Laforêt prend tout son sens :

Voyager pour visiter des cartes postales est absurde !
Ce qui compte avant tout, c’est la rencontre avec l’autre.
Quelle que soit sa culture, nous avons l’être humain en commun.
Il n’y a pas de voyage possible sans rencontre !

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