Journée internationale de la fraternité humaine
4 février
Le mot fraternité vient du latin fraternitas : frater (frère) et l’idée d’appartenance qui relie celles et ceux qui se reconnaissent membres d’une même famille humaine. Ce n’est pas une émotion vague ni un optimisme naïf : c’est une exigence éthique, un choix concret de la dignité plutôt que de la méfiance, même lorsque l’autre pense, prie ou vit autrement.
L’origine contemporaine de la Journée internationale de la fraternité humaine s’enracine dans un geste fort : la rencontre, le 4 février 2019 à Abou Dabi, entre le pape François et le grand imam d’Al-Azhar, Ahmad al-Tayyib, lors de la visite du souverain pontife aux Émirats arabes unis. De ce dialogue est né le « Document sur la fraternité humaine pour la paix mondiale et la coexistence commune », également appelé Déclaration d’Abou Dabi.
Son message est limpide : la paix ne se décrète pas, elle se construit. Elle suppose l’éducation, la sensibilisation et le respect des cultures et des religions. Elle requiert aussi de protéger les personnes, en particulier les plus fragiles, et de rompre avec les violences qui alimentent notre époque : l’extrémisme religieux, les guerres et le terrorisme.
La fraternité humaine ne dissout pas les identités ; elle les met en relation. Elle invite à remplacer le réflexe de peur par la pratique de la rencontre, et à faire de la diversité non pas un motif de séparation, mais une chance de coopération. Célébrer cette journée, c’est donc s’engager—à l’école, dans la vie publique, dans les médias et au sein des familles—pour que la convivance devienne une habitude, et non une exception
